La CNIL vs Les Pages Jaunes

Déjà en 2011, la société des Pages Jaunes avait été sanctionnée par la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés, après avoir publié sur le site internet lespagesblanches.fr  plus de 34 millions de données d’internautes dont elle n’avait pas recueilli le consentement préalable au moment de la collecte.

L’annuaire a mis en œuvre une collecte illicite de données à caractère personnel. Le consentement des personnes n’a pas été recueilli lors de l’aspiration, sur un grand nombre de réseaux sociaux, des coordonnées des personnes. Aussi, aucune information des internautes ne leur permettait de savoir que leurs données à caractère personnel pouvaient être aspirées via les réseaux sociaux. Les informations ont été croisées via différents réseaux sociaux afin de constituer une base de données interconnectées complète sur les internautes victimes de cette activité de la société.

Afin de justifier cette pratique, l’annuaire a argumenté sur le paramétrage des comptes des internautes. Selon lui, les profils publics des personnes ne peuvent être considérés comme contenant des données privées mais cette vision n’est a priori pas celle du Conseil d’Etat ni de la CNIL.

Les Pages Jaunes déboutées par le Conseil d’Etat après avoir voulu faire annuler l’avertissement reçu par la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés lors d’un contrôle, cette action contre une sanction de la CNIL est restée sans résultat positif pour la société.

 

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