Les marques japonaises en perte de vitesse dans la moto GP ?

Après l’arrêt de la participation de Suzuki dans les motos GP en 2011, Yamaha et Honda semblent perdre progressivement leur place dans ce milieu très concurrentiel. Nous vous expliquons la situation à l’heure actuelle, et pourquoi elle pourrait évoluer dans les prochains mois.

Peu de victoires d’un côté et de moins en moins de pilotes de l’autre

Nous ne pouvons que constater la chute effrénée dans les classements de moto GP de la marque Yamaha depuis quelques saisons déjà. Cela a même commencé à éveiller les soupçons sur un éventuel départ du circuit de la marque japonaise. Pour preuve, Fabio Quartararo, coureur pour la marque dont le contrat est prévu pour durer jusqu’en 2024, a demandé à rencontrer le patron de son écurie pour s’assurer de son engagement et de sa motivation persistante dans le sport. En effet, le coureur, autrefois champion, n’arrive cette année même pas dans le top 10. Ses constats sont accablants : malgré un travail acharné, il semblerait que sa machine ait atteint ses limites et les innovations des ingénieurs ne sont manifestement pas suffisantes pour rivaliser face aux marques concurrentes. Il espère peut-être réveiller ses dirigeants pour faire mieux lors du Moto GP San Marin en septembre.
Du côté de Honda, le problème n’est pas de se classer, mais de trouver des pilotes valides pour participer. Les blessures s’enchainent et les suivants sur la liste n’ont plus une grande confiance en leur monture en raison des nombreuses chutes subies par leurs coéquipiers. Les ingénieurs du constructeur nippon ne semblent plus très motivés non plus dans leurs tâches. Un cadre de la marque aurait avoué, tout en souhaitant rester anonyme, que « Les Japonais ont oublié comment faire des motos de course. En fait, ils ne sont plus intéressés à les faire. ». Voilà une déclaration de mauvais augure. Il reste à espérer que les résultats des prochaines courses feront un électrochoc à ces deux constructeurs historiques pour les pousser à rectifier le tir rapidement. Dans le cas contraire, les pilotes risquent de décamper dès les premières offres concurrentes venues afin de ne pas se retrouver sans écurie, ni entacher leur palmarès lors des prochaines saisons.

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Fabio Quartararo ne veut pas baisser les bras

Sa rencontre avec le patron de la marque avait pour but de motiver les troupes, mais aussi d’assurer toute son équipe de son propre engagement. En effet, malgré sa mise au point récente, il n’en oublie pas de se placer lui-même en collaborateur à part entière de l’équipe Yamaha. Lui, qui se qualifie de « combattant », souhaite travailler avec ses ingénieurs et améliorer ses propres performances pour reconquérir les places perdues cette année. Il reste à savoir si cet élan créera une dynamique favorable pour les futures courses. Sans cette remontée tant espérée, il risque d’attendre impatiemment la fin de son contrat.

Les marques japonaises connaissent une période difficile dans la moto GP. Les coureurs ont des réactions différentes face à cette réalité. Certains semblent démissionnaires et fatalistes quand d’autres comme Fabio Quartararo veulent encore y croire.

 

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